Il y a des jours où le moral baisse. Pour moi, il suffit d’un plat pour que le ciel se dégage un peu : du riz blanc avec de la purée d’haricots, préparé comme le faisait ma mère. Rien que l’odeur me ramène dans notre cuisine familiale, aux dimanches où les casseroles chantaient, où les épices flottaient dans l’air et où chaque assiette sentait l’amour et le soin.
Le riz moelleux, la purée d’haricots onctueuse et la sauce généreuse… c’est plus qu’un repas. C’est un souvenir qui me réchauffe, un ancrage qui me reconnecte à mon histoire et à ma famille haïtienne. Dans ces moments-là, chaque bouchée ressemble à un câlin pour l’âme.
Ce n’est pas seulement la nourriture qui me réconforte, c’est tout ce qu’elle représente : des souvenirs familliales, des moments partagés, la chaleur d’un foyer haïtien. Quand je mange ce plat, je retrouve un peu de sérénité, un peu de douceur, et surtout, je me rappelle que même dans les jours gris, il y a des choses simples et précieuses qui font du bien.

Pourquoi la nourriture réconfort apaise vraiment
En psychologie, on parle de mémoire émotionnelle : certaines odeurs, certains sons ou certains goûts réveillent des souvenirs positifs. Un plat d’enfance ou une recette transmise par nos proches peut instantanément nous ramener à un moment heureux. C’est pour ça que la cuisine familiale agit comme un ancrage émotionnel : elle crée un sentiment de sécurité et d’appartenance.
Quand on est stressé ou triste, manger un plat associé à des souvenirs agréables envoie un message rassurant au cerveau. Cela stimule la production d’endorphines — ces “hormones du bien-être” — et aide à calmer l’humeur. Autrement dit, ce n’est pas seulement la nourriture qui réconforte, mais tout ce qu’elle symbolise : l’amour reçu, les gestes répétés, la chaleur d’un foyer.
Reproduire ou partager ces repas, même de façon très simple, renforce ce sentiment de lien. Préparer une recette familiale, sentir une odeur connue ou inviter quelqu’un à la déguster avec soi peut suffire à se sentir mieux. Ce sont de petits rituels faciles qui, dans des moments maussades, rappellent qu’on n’est pas seul et qu’il existe des sources de douceur accessibles.
S’inspirer pour créer son propre “refuge”
Je me rends compte que ce plat n’est pas qu’une recette. C’est un rituel. Et chacun peut avoir le sien.
– Peut-être qu’une odeur, un dessert, une boisson chaude vous rappelle un moment heureux.
– Peut-être qu’une ambiance – une musique, un coin du canapé, une table dressée – amplifie l’effet réconfortant.
– Peut-être qu’inviter quelqu’un à partager ce plat rend l’instant encore plus doux.
Il ne s’agit pas de règles à suivre, mais de petites pistes pour retrouver un peu de lumière. Ce sont ces détails simples qui, mis bout à bout, nourrissent notre bien-être mental.

Pourquoi je partage cela
Aujourd’hui, je réalise que je ne mange pas seulement ce plat pour moi. Je le fais aussi pour me souvenir, pour transmettre, et parfois pour offrir ce réconfort à d’autres. Dans les moments maussades, ce rituel me rappelle que nous avons tous, quelque part, des ressources intimes qui nous apaisent.
Et vous ? Quel est votre plat réconfort, votre rituel ou votre petit geste qui vous aide à retrouver sérénité et énergie ?
Partagez-le dans les commentaires, vous pourrez inspirer quelqu’un d’autre.

Vos impressions comptent vraiment pour moi. Ce blog est un espace d’échanges et vos mots le font vivre. Qu’avez-vous pensé de cet article ? Partagez vos idées, vos expériences ou vos questions dans les commentaires : j’adore vous lire et je réponds toujours avec plaisir.