Bilan de l’année passée : ce que 2025 m’a appris en silence


2025 n’a pas été une année bruyante.
Pas celle des grandes annonces, ni des victoires criées sur tous les toits.
Mais elle a été dense. Profonde. Transformatrice, sans en avoir l’air.

Si je devais résumer cette année en une phrase, ce serait celle-ci :
j’ai beaucoup construit, sans toujours m’en rendre compte sur le moment.

Reprendre les études : revenir à moi

Reprendre des études en sciences humaines a été l’un des choix les plus importants de mon année. Pas parce que c’était facile — ça ne l’était pas — mais parce que c’était juste.

Étudier à nouveau, réfléchir, lire, analyser, écrire… ça m’a reconnectée à une partie de moi que j’avais mise en veille. Une partie curieuse, lente, exigeante aussi. J’ai bouclé la première session avec réussite, entamé la deuxième avec plus de confiance, et surtout avec une certitude nouvelle : j’étais exactement là où je devais être.

Ce n’était pas une course.
C’était un retour.

Le travail : changer de direction sans me perdre

Côté professionnel, 2025 a marqué un vrai tournant. Pas un changement spectaculaire vu de l’extérieur, mais un déplacement profond à l’intérieur.

J’ai quitté un environnement très technique, dans lequel j’avais mes repères, pour évoluer vers un cadre différent, plus exigeant sur le plan humain, réglementaire et décisionnel. Un cadre où la rigueur est essentielle, où les responsabilités sont plus grandes… mais où, étonnamment, je me suis sentie plus calme.

Ce changement m’a appris quelque chose d’essentiel : je n’avais pas besoin de me battre pour prouver ma valeur. J’avais besoin d’un cadre qui me fasse confiance.

Petit à petit, je me suis sentie plus à l’aise, plus légitime. J’ai gagné en assurance, sans me durcir. En clarté, sans me perdre dans la performance. J’ai ressenti une forme de satisfaction nouvelle : celle de faire un travail qui a du sens, où chaque décision compte, où la responsabilité structure au lieu d’écraser.

Ce n’était pas une montée en puissance bruyante.
C’était une installation tranquille dans un rôle qui me ressemble davantage.

La santé : comprendre, accepter, ralentir

Cette année m’a aussi forcée à m’arrêter. Littéralement.

Des malaises, des examens, des bilans médicaux… et surtout, des réponses. Comprendre ce qui se passait dans mon corps, mettre des mots sur des symptômes, comprendre la syncope, faire un bilan cardiaque — tout ça a été à la fois angoissant et rassurant.

J’ai appris que mon corps parle avant moi.
Et que l’ignorer ne me rend pas plus forte, juste plus fatiguée.

2025 m’a appris à écouter. Pas parfaitement. Mais un peu mieux.

L’engagement : prendre des responsabilités sans me dissoudre

Cette année rotaractienne m’a aussi offert beaucoup plus que je ne l’imaginais. J’ai pris davantage de responsabilités, accepté des rôles qui demandent du temps, de la vision, de l’organisation, et surtout une vraie présence.

Ce n’était pas une question de titre.
C’était une question d’impact.

J’ai aussi élargi mes horizons en rejoignant plusieurs groupes d’action et communautés internationales, orientées vers la paix, l’éducation, la francophonie. Pas pour accumuler, mais parce que ces valeurs-là me parlent profondément.

J’ai compris que m’engager ne signifiait plus me disperser.
Mais choisir consciemment où je mets mon énergie.

Apprendre, encore et toujours — mais autrement

2025 a été une année d’apprentissage intense. Des formations, des certifications, des cours en ligne, dans des domaines très variés : relations humaines, leadership, communication, psychologie, organisation, aviation, design…

Mais ce qui a changé, ce n’est pas la quantité.
C’est mon rapport à l’apprentissage.

Je n’apprenais plus pour “faire bien”.
J’apprenais pour comprendre, relier, intégrer.

Apprendre est redevenu un plaisir. Pas une obligation.

Ce que j’ai laissé tomber en chemin

Cette année, j’ai aussi appris à lâcher.

J’ai lâché :

  • les rythmes imposés qui ne me convenaient pas,
  • la comparaison constante,
  • l’idée qu’il fallait être visible pour être légitime,
  • la pression de produire, publier, performer en continu.

Décembre en a été la preuve parfaite. J’ai disparu.
Pas parce que j’allais mal.
Mais parce que j’avais besoin de vivre.

Examens, travail, fêtes, bal avec ma sœur, nuits avec des amis, dîners familiaux, nettoyage d’hiver, réagencement de ma chambre que je ne supportais plus… J’ai remis de l’ordre autour de moi, parce que j’en avais besoin à l’intérieur.

Je n’avais pas envie de créer et je ne me suis pas forcée.

Ce que 2025 m’a appris, en silence

2025 m’a appris que :

  • construire peut être discret,
  • ralentir peut être productif,
  • disparaître un moment peut être nécessaire,
  • je suis une personne qui pense, qui analyse, qui ressent.

Et c’est largement suffisant.

Pour finir…

En entrant dans cette nouvelle année, je ne veux pas emporter avec moi :

  • l’urgence,
  • la culpabilité de ne pas faire “assez”,
  • ni l’idée que ma valeur dépend de ce que je montre.

Je veux avancer plus lentement, mais plus juste.


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