Ce que je ne veux plus emporter avec moi cette année


En entrant dans cette nouvelle année, je n’ai pas ressenti l’envie de fixer de nouveaux objectifs ou d’ajouter des projets à ma liste.
J’ai surtout ressenti le besoin de m’alléger.

De regarder ce que je traînais derrière moi depuis trop longtemps.
Des choses que je n’avais pas choisies consciemment, mais que j’avais fini par porter par habitude, par réflexe, ou simplement pour ne pas décevoir.

Avant d’avancer, j’avais besoin de faire le tri.

La pression permanente

Cette sensation sourde qu’il faudrait toujours faire plus.
Être plus productive.
Plus visible.
Plus constante.

La pression de devoir avancer même quand je suis fatiguée.
La pression de transformer chaque moment de repos en quelque chose d’utile.
La pression de ne jamais vraiment s’arrêter.

Cette année, je ne veux plus vivre avec ce poids-là.
Je veux avancer sans me battre contre moi-même à chaque pause.

Les rythmes qui ne sont pas les miens

Pendant longtemps, j’ai essayé de suivre des cadences imposées.
Publier régulièrement.
Répondre vite.
Être “dans le mouvement”.

Mais j’ai compris quelque chose d’essentiel : mon rythme n’est pas linéaire.
Il est fait de phases calmes, de moments d’intense concentration, puis de silences nécessaires.

Et ce rythme-là n’a rien d’un échec.
C’est simplement le mien.

Cette année, je ne veux plus me forcer à entrer dans des moules qui m’épuisent.
Je choisis de respecter mes cycles, même s’ils sont moins visibles.

Les comparaisons silencieuses

Comparer sans s’en rendre compte.
Comparer ses avancées, ses pauses, ses retards supposés.

Même quand on ne cherche pas à se comparer, ça finit par s’infiltrer.
Et ça fragilise.
Ça fait douter de ce qui, pourtant, est juste pour soi.

Cette année, je veux arrêter de mesurer mon chemin à celui des autres.
Parce que ce qui semble lent de l’extérieur peut être profondément juste à l’intérieur.

Les attentes des autres

Celles qu’on ne nous a jamais clairement imposées, mais qu’on porte quand même.
Être plus régulière.
Plus présente.
Plus conforme à ce qu’on attend.

Je ne veux plus construire ma vie, ni mes projets, à partir de regards extérieurs.
Je veux partir de ce qui fait sens pour moi.
De ce qui est durable.
De ce qui ne me demande pas de me trahir.

Ce que je choisis à la place

À la place de tout ça, je choisis :

  • moins de pression et plus de clarté
  • un rythme lent, mais assumé
  • moins de comparaison, plus d’ancrage
  • moins de performance, plus de cohérence

Ce n’est pas un abandon.
C’est un réajustement nécessaire.

Et c’est seulement après avoir laissé derrière moi tout ce qui m’alourdit que je peux envisager la suite.
Les intentions.
Les directions.
Les projets.

Plus doucement.
Plus consciemment.
Et surtout, sans me perdre en chemin.


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